Homélie du 01 Mars 2026, 2ème Dimanche de Carême A

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« La transfiguration de Jésus, un événement de lumière »

  1. LITURGIE DE LA PAROLE :

  • Première lecture : « Vocation d’Abraham, père du peuple de Dieu » (Gn 12, 1-4a)

  • Psaume : (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22) – R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

  • Deuxième lecture : « Dieu nous appelle et nous éclaire » (2 Tm 1, 8b-10)

  • Évangile : « Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 1-9). Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. De la nuée lumineuse, la voix du Père a retenti : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! » Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)/

2. Méditation

Chers frères et sœurs,

En ce deuxième dimanche de carême, l’Évangile proposé à notre méditation nous relate le récit de la transfiguration de Jésus : « Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, et les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blanc comme la lumière » (Mt 17, 1-2).
Jésus est manifesté aux disciples dans une présence lumineuse, glorieuse du Fils de Dieu. Cette présence lumineuse et glorieuse, bien assistée par Moïse et Élie, renferme une particularité : Elle n’écrase pas, n’étouffe pas, mais plutôt apaise, assure et rassure le bonheur, la joie, le bien-être. Il suffit pour s’en apercevoir évoquer les propos de Pierre : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici… » (Mt 17, 4).

Chers frères et sœurs, seul en Jésus, notre frère et Seigneur, nous pouvons trouver la joie de rayonner et de vivre paisiblement. Jésus nous montre la voie, le chemin à suivre. Dans l’Évangile, nous lisons qu’il a emmené ses disciples à l’écart, sur une haute montagne. La montagne, lieu de la rencontre avec Dieu et donc de la prière.
Il est donc essentiel, chers frères et sœurs, de se retirer de temps en temps du monde extérieur, de la vie quotidienne, pour se retrouver à l’écart dans la prière. Ce n’est pas uniquement sur la montagne physique que nous devons aller, mais dans notre cœur, en nous retirant dans le secret, en nous mettant en présence du Seigneur. Dans ce lieu de prière et d’intimité avec Dieu, nous pouvons nous ouvrir à sa lumière, pour qu’elle éclaire notre vie.

Ce n’est pas tout. La gloire dont Jésus est revêtu doit être éprouvée. Il annonce explicitement sa mort aux disciples : « Ne parlez pas de cette vision avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts ». La vie de lumière et de fécondité s’enracine dans la croix, dans la souffrance. Autrement dit, elle s’épanouit dans le don total de soi-même (Jn 12, 24).
N’hésitons pas de prendre notre part de souffrance dans la démarche qui vise à donner le meilleur de nous-même pour la gloire de Dieu et le salut de nos frères et sœurs. Ce n’est qu’en acceptant de marcher avec Jésus sur le chemin de la croix que nous pourrons véritablement expérimenter la transformation de nos vies et la lumière de sa résurrection.

Abbé Pacome LIKOBE, Vicaire