Liturgie de la Parole du dimanche 15 Février 2026, 5ème Dimanche Du Temps Ordinaire A

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« L’urgence de vivre de manière parfaite la Loi divine et de se convertir»

LITURGIE DE LA PAROLE :

  1. PREMIERE LECTURE : « Il n’a commandé à personne d’être impie » (Si 15, 15-20)
  2. PSAUME : (Ps 118 (119), 1-2, 4-5, 17-18, 17-18, 33-34)

      R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (cf. Ps 118, 1)

  1. DEUXIEME LECTURE : « La sagesse que Dieu avait prévue dès avant les siècles pour nous donner la gloire » (1 Co 2, 6-10)
  2. ÉVANGILE : « Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! moi, je vous dis » (Mt 5, 17-37).

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia. (cf. Mt 11, 25).

MEDITATION :

Chers frères et sœurs,

Les textes de la liturgie de ce Dimanche, particulièrement la première lecture, le psaume et l’Evangile, nous révèlent dans l’ensemble : que si nous aspirons à vivre de manière parfaite notre relation avec notre Dieu révélé à nous par son fils, pour être surtout heureux dans la vie, nous devons fondamentalement nous efforcer de nous conformer à sa loi, d’orienter surtout notre conduite à elle (ses commandements ou préceptes), car, c’est à travers elle, qu’il a scellé son alliance avec nous, dans et par son Fils, Jésus Christ ; ce, depuis Israël, jusqu’à nos jours. Cette alliance basée essentiellement sur l’observance de ses préceptes (les dix commandements), est donc l’expression de sa volonté déterminante de s’introduire dans notre histoire, de vivre et marcher avec nous, dans les moments de joie comme d’épreuves.

Dans la première lecture, l’Ecrivain sacré fait observer que même si l’alliance avec Dieu passe essentiellement par sa loi à observer, l’homme a cependant la ferme liberté de choisir pour ou contre cette loi : « si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle…. » (Si 15,15). Mais seulement que cette liberté humaine, dans la logique et la sagesse de Dieu, ne signifie en rien choisir ce qui peut conduire l’homme à sa propre perte, ni à sa propre destruction, mais choisir plutôt ce qui contribue à construire sa vie, surtout qu’il est affirmé dans la première lecture : que Dieu ne commande jamais à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher. Ceci rappelle bien, que la vocation première de l’homme, n’est pas de tendre à sa perdition, mais à sa perfection, mieux à son élévation. Et c’est bien évident que la route qui mène à cette perfection, ne soit rien d’autre que celle qui ouvre à Dieu, source de toute perfection.

Pour jésus, accomplir la loi signifie : l’ouvrir au commandement de l’amour, lequel résume toute l’alliance que Dieu a scellée avec le monde. A ce sujet, Saint Paul écrit : « l’accomplissement de la loi, c’est l’amour » (cf. Rm 13,10). Et dans cette logique d’accomplissement de la loi, il ne s’agit pas seulement pour Jésus, de ne pas tuer, mais de ne pas faire du mal, ni de tort à son prochain ; de ne pas seulement d’injurier, mais de s’interdire formellement de se mettre en colère contre son frère ; de ne pas seulement commettre l’adultère, mais de s’interdire de regarder une femme avec convoitise… Et il Ya que l’amour qui peut nous pousser à une telle façon d’agir dans nos relations avec nos semblables, comme nous l’enseigne l’hymne à la charité de l’Apôtre Paul (cf. 1Co 13,1-13).

Jésus nous invite donc dans cette logique d’accomplissement de la loi, à aller plus loin dans l’amour ; mieux à progresser dans l’amour, contrairement à ce qui était dit avant : « On vous a dit… Moi je vous dis… » (Mt 5, 20-37). C’est donc une invitation à une sorte de révolution à opérer par rapport à la loi ancienne, sans toutefois l’effacer complètement. Dans cette révolution, il s’agit donc de réapprendre à orienter toute notre vie sur jésus, sur sa loi d’amour, et non sur la manière de faire des hommes. C’est cela la vraie sagesse du mystère de Dieu révélé à nous, en son fils, comme nous le signifie également Saint Paul dans la deuxième lecture. Par ailleurs, toujours dans l’Evangile, hormis cet appel de travailler à l’accomplissement de la loi, Jésus nous convie également à réaliser au plus profond de nous, une conversion sincère et radicale, nous débarrassant de tout ce qui peut nous empêcher à parfaire notre être : « Si ton œil droit entraine ta chute, arrache-le, car mieux vaut pour toi de perdre un des tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne…. » (Mt 5,29).

Il ne s’agit nullement dans cette invitation, de nous demander de pratiquer la mutilation dans notre corps, comme cela se faisait avant, mais d’opérer une sorte de révolution intérieure en nous-mêmes, au plus profond de nos cœurs, nous débarrassant de tout ce qui nous conduit le plus souvent aux occasions de chute, nous empêchant ainsi de répondre à notre vocation première de tendre à la perfection, comme nous le dit jésus : « soyez saints, comme votre Père céleste est saint » ( Mt 5,48).

Puisse Dieu, par son Esprit, mettre dans les cœurs de tous les hommes en général, et de chacun, chacune d’entre nous en particulier, cette volonté déterminante, et surtout cette sagesse de nous conformer toujours à sa loi, et d’ouvrir surtout les axes de notre existence à loi de son amour, car, il est très clair, qu’avec les enseignements nous donnés par Jésus, la valeur d’une loi ne repose nullement sur son application, mais sur la manière de l’ouvrir à l’amour. Que Dieu exauce notre prière et nous aide à ouvrir notre esprit à sa sagesse. Amen.

Bon dimanche à tous (tes)

Abbé Claude NGOMA, Vicaire

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