Homélie du dimanche 05 juillet 2026 : 14ème Dimanche du TO/A
Chers frères et sœurs dans le Seigneur,
Il nous est souvent arrivé, plus d’une fois, de traverser des moments d’extrême fatigue à cause des différents désagréments ou fardeaux que nous impose la vie, et qui nécessitent absolument un repos. Notre premier réflexe est alors de chercher un lieu sûr, un endroit paisible où trouver ce repos tant désiré.
À ce sujet, plusieurs voies s’ouvrent dans notre vie pour trouver le repos. C’est dans ce contexte que Jésus, aujourd’hui, nous lance dans l’Évangile cette invitation :
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. »
Cette invitation de Jésus est d’une importance capitale. En effet, lorsque l’épreuve et le désarroi, causés par les fardeaux de la vie, deviennent lourds à porter et à supporter, nous avons souvent tendance à nous enfermer dans le silence et l’isolement. Parfois, nous ne voulons voir personne.
Or, Jésus ne se contente pas seulement de nous inviter ; il nous fait surtout une promesse : celle de nous soulager et de nous accorder son repos, un vrai repos, non pas à la manière du monde, mais à sa manière. Pour cela, il nous faut accepter :
- de venir à lui, c’est-à-dire d’aller à lui pour vivre de lui et de son Esprit ;
- de prendre sur nous son joug, c’est-à-dire de nous attacher à sa mission de faire croître la justice, la paix, la bonté, la patience, la tendresse et le pardon, afin de rendre de plus en plus visible le règne de Dieu ;
- de devenir ses disciples, c’est-à-dire de le suivre et surtout de nous laisser envahir par l’amour du Père, afin de mieux accomplir sa volonté.
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Jésus parle en connaissance de cause lorsqu’il nous lance aujourd’hui cette invitation, mais surtout lorsqu’il nous recommande de prendre sur nous son joug. Cela ne signifie nullement qu’il nous demande de porter un poids supplémentaire, mais simplement de nous attacher à sa présence, qui donne sens au poids immense de l’amour.
Alors, le fardeau devient léger, et nous trouvons le repos en le portant avec lui. Jésus voit donc le lourd fardeau que nous, ses frères et sœurs, portons dans notre vie de tous les jours, et il ne veut surtout pas nous laisser seuls. S’il nous invite à prendre son joug, c’est précisément parce qu’il veut porter ce fardeau avec nous. Cela ne sera possible que si nous acceptons d’être reliés à lui.
Amen.
Abbé Claude NGOMA, Vicaire